Du ring à l’entreprise : ce que Sébastien Château m’a appris.

Rencontre avec un angevin, serial entrepreneur et double champion du monde de full-contact.

« Un chef d’entreprise doit se préparer comme un sportif de haut niveau. Il faut s’occuper de soi mentalement et physiquement, sinon on s’écroule. »

C’est Sébastien Château qui me l’a dit, au micro de MyAkademy. 

Avec ces podcasts, je vais à la rencontre d’entrepreneurs locaux, de ceux qui connaissent le terrain.

Sébastien en fait partie. Angevin et réunionnais, double champion du monde de full-contact, il dirige ses entreprises avec les exigences du haut niveau.

« Toujours prouver »

Son parcours n’a pas été un long fleuve tranquille, et il ne s’en cache pas.

Double culture, Anjou d’un côté, La Réunion de l’autre. Face à lui, des interlocuteurs qui ne savaient pas toujours dans quelle case le ranger. Le monde professionnel aime les cases. Lui n’y entrait pas.

« Ça m’a obligé à me battre un peu plus que la normale et à toujours prouver. »

Ce qui aurait pu être un frein est devenu un atout : il a appris à s’adapter à des milieux très différents. Pour un entrepreneur qui construit son réseau, c’est précieux.

Un CAP pour commencer

Rien ne le destinait au haut niveau ni à l’entrepreneuriat. Il commence par un CAP cuisine, où il apprend la rigueur et l’exécution, les mains dans les chaudrons.

Puis vient la vente. Chez Bouygues Telecom notamment, sur le terrain, au contact direct des clients, à faire grimper les chiffres pendant les fêtes. Il en garde une vision pragmatique du commerce : comprendre le vrai besoin du client, sans le brusquer.

Le dirigeant est un athlète

C’est le cœur de notre échange. D’un côté, six titres mondiaux. De l’autre, des clubs, du coaching privé, des marques de vêtements et de boissons naturelles comme JusPercuit. Chez lui, sport et business ne font qu’un.

Ce qu’il conseille aux jeunes entrepreneurs, je le retiens en trois idées.

Il faut taper. Courir ne suffit pas. Le stress d’un dirigeant demande du contact pour sortir : boxe, kickboxing. Le sac vide la machine nerveuse, là où le cardio atteint ses limites.

Il faut choisir son camp. On choisit ses partenaires d’entraînement, on doit choisir son entourage de la même façon : des gens sains, compétents, alignés. L’isolement et les profils toxiques, ceux qui jalousent ou dénigrent sans rien construire, finissent par couler un projet.

Rien ne tombe du ciel. Sébastien n’a eu ni aides ni réseau tout fait. Ses ouvertures, il les a créées seul, à force de travail et d’audace.

"Ailleurs, la réussite se respecte !"

En coachant aux États-Unis, avec des structures comme Evolis, il a vu une autre culture. En France, la réussite attire parfois la jalousie ou la suspicion. Là-bas, on respecte le travail qui y mène.

Son conseil final est simple. Ne faites pas tout seul. Ne restez pas isolé. Entourez-vous d’experts au parcours irréprochable, en expérience, en compétences et en posture humaine.

La solitude du dirigeant se combat avec la bonne méthode et un accompagnement sur-mesure.

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